www.philatelistes.net - La presse philatélique écrite
L'aéropostale par les timbres
Dans les cockpits ouverts, seule une épaisse combinaison protégeait les pilotes contre les éléments. Ils devaient cependant apporter le courrier à l'heure, quel que soit le temps. Beaucoup s'écrasèrent sur les montagnes noyées dans le brouillard, le courrier s'éparpillant parmi les débris de leur avion. L'histoire de l'Aéropostale est étroitement liée à celle de l'aviation

www.philatelistes.net

Rechercher Membres Contacts Aide
Modération off     Accueil | Actualité | Annonces | Forum | Philamômes | Histoire postale | Merson | Liens

La presse philatélique écrite


Timbres Magazine
février   2020

cliquez ici pour plus d'informations sur  Timbres Magazine

Numéro 219 - Février 2020 ÉDITORIAL : Le dessous des timbres : L'Iran
Comme l'on s'en doute la République islamique d'Iran ne s'est jamais laissé aller à la réalisation d'émissions commerciales, en attirant les collectionneurs avec des thématiques à la mode. En revanche les séries ou timbres à caractère politique ne manquent pas depuis la révolution de 1979. Voici quatre timbres iraniens émis entre 1983 et 1988 qui demeurent d'une étonnante actualité. Tous renvoient aux relations exécrables qu'entretient l'Iran avec les Etats-Unis et sont à mettre en lumière avec les propos de Donald Trump tenus le 4 janvier dernier. Celui-ci affirme alors que son pays frapperait l'Iran "plus fortement qu'il ne l'a jamais été" s'il menait des attaques en représailles à l'assassinat du général Qassem Soleimani. Le président américain déclare ensuite avoir sélectionné 52 sites en Iran susceptibles d'être frappés "très rapidement et très durement". Pourquoi ce chiffre précis ? Pour le comprendre, venons-en à notre premier timbre, émis en 1983. Il commémore la prise d'otages du 4 novembre 1979 réalisée lors de l'assaut de l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran. Sept mois après la proclamation de la République islamique, plusieurs centaines d'étudiants partent manifester avant de finalement se détourner vers l'ambassade américaine située en centre-ville. Ils exigent l'extradition de l'ex-chah Reza Pahlavi, alors aux Etats-Unis, avant de passer au-dessus des grilles. Confrontés pendant trois heures à la résistance des marines, les étudiants parviennent contre toute attente à envahir l'ambassade pour ensuite emmener leurs prisonniers les yeux bandés. Des images qui feront le tour du monde avant d'être mises sur timbres. Face à l'ambassade, une potence est dressée avec à son extrémité une pancarte sur laquelle il est écrit "Pour le chah". Durant cette mise en scène est brûlé symboliquement le drapeau américain.
Au total 52 diplomates et employés (ce à quoi Trump fait référence) vont être retenus en otages durant 444 jours avec pour conséquence la rupture des relations entre les deux pays. L'ensemble de ces éléments (à l'exception de la potence) figure sur le timbre de 1983. Notre second timbre est émis en 1986 et fait référence à l'opération américaine"Eagle Claw" destinée à libérer les otages. Le 24 avril 1980, six avions décollent de l'île de Masirah à Oman avec à bord une centaine de soldats américains. Ils se posent au lieu prévu, dénommé "Désert One", tandis que huit hélicoptères se rendent en ce même point de rendez-vous. Les appareils sont confrontés à des avaries mécaniques ainsi qu'à une redoutable tempête de sable. Un des hélicoptères est abandonné à Desert One, mauvais présage. Les cinq autres repartent mais lors d'une manoeuvre de ravitaillement, l'un percute un avion. Le crash coûte la vie à huit soldats, tandis que quatre autres sont grièvement brûlés. L'opération est finalement annulée et ordre est donné de laisser sur place les appareils détruits ainsi que les dépouilles des soldats américains. Un véritable désastre (avec de lourdes conséquences pour Jimmy Carter) qui ne peut que réjouir les dirigeants iraniens, à commencer par le premier d'entre eux : l'ayatollah Khomeini. Un timbre est logiquement émis quelques années plus tard. Si le dessin n'est pas une grande réussite, il présente l'avantage d'être on ne peut plus explicite.
En 1987, l'lran émet un nouveau timbre, toujours en lien avec la prise de l'ambassade. On y voit le Capitole, le sceau abimé de la chancellerie de Téhéran, le drapeau américain ainsi qu'une mention écrite sur la gauche, faisant référence à l'espionnage pratiqué par les Etats-Unis à partir de leur ambassade de Téhéran. Lors de la prise de cette dernière, les étudiants parviennent à saisir des documents classifiés des services de renseignement américains. Ils confirment les soupçons du régime iranien qui la nommaient "Le nid d'espions". Aujourd'hui l'ancienne ambassade des Etats-Unis est du reste devenue un musée où l'on peut voir différentes machines ayant servi aux activités d'espionnage.
Le dernier timbre, émis en 1988, commémore à nouveau la prise de l'ambassade. Il fait en outre référence aux étudiants qui avaient levé le poing en scandant "Allah Akbar" après avoir brûlé le drapeau américain. Un grand classique dans une région où les Américains ne sont pas en odeur de sainteté.
Cet éditorial est rédigé le 8 janvier et d'ici l'arrivée du magazine à votre domicile, le conflit Iran-Etats-Unis connaîtra d'autres développements. Dans un monde devenu une poudrière, il serait préférable que les dirigeants des pays se battent uniquement à coup de timbres de propagande. La Chine, la Corée du Nord et la Russie en sont familières, une pratique que n'a pas encore expérimenté le président américain. Il n'y a pas que le Tweet dans la vie.
(Gauthier Toulemonde)
Quand l'Etat entend payer ses dettes grâce à la vente de timbres
La Première Guerre mondiale a fortement affaibli l'économie de notre pays et la dette est colossale. C'est dans l'idée de participer à son remboursement que paraissent huit émissions surtaxées au profit de la Caisse d'amortissement, trois en grand format et cinq d'usage courant, entre 1927 et 1931. Aujourd'hui prisées des collectionneurs parce qu'elles constituent de très bonnes valeurs de la période moderne, ces émissions n'ont pourtant pas rencontré un grand succès à l'époque. Revenons sur la genèse d'un plan de financement étalé sur cinq ans, qui a donné naissance à de petites pépites philatéliques.
Les timbres avion des colonies sans RF (1942-1944), 2ème partie
Dans Paris occupé, alors que les Alliés sont en Normandie, la mise en vente fin juin 1944, de 6 timbres avion à 100 f pour des territoires qui ont échappé à la tutelle du gouvernement de Vichy, achève le programme visant à doter les colonies disposant d'une série aérienne de fortes valeurs d'affranchissement.
Accueil chaleureux aux envois défectueux
Certains regretteront que les pièces soient défraîchies, mais belles auraient-t-ils pu les acquérir ? D'autres s'en contenteront, heureux de posséder des affranchissements qui sortent de l'ordinaire.
Une confédération particulière : la Suisse
La Suisse n'a pas toujours été cette confédération de cantons au fonctionnement unique au monde et à la neutralité légendaire. Evoquons l'histoire de sa formation, canton après canton, des origines à la victoire de François ler à Marignan en 1515.
L'île Bougainville, futur 194e membre des Nations Unies ?
Si Bougainville évoque le navigateur, une île du Pacifique porte son nom. Elle vient de faire l'actualité depuis que ses habitants ont décidé le 11 décembre dernier de devenir indépendants à la faveur d'un référendum. Le processus risque d'être long, incertain car le gouvernement central y voit un risque de dislocation de la Papouasie-Nouvelle-Guinée au sein de laquelle l'île est intégrée. Il nous faudra donc patienter avant de voir les premières émissions de timbres. Mais au préalable partons à la découverte de Bougainville au riche passé philatélique.
Le rembobinage de l'histoire pour un changement de format
Tous les collectionneurs de la période moderne ont connaissance du changement de format intervenu en 1977 sur la Marianne « Sabine de Gandon », succédant à celle du type « Béquet». Sans vouloir intenter un procès à l'histoire, nous nous permettons de rembobiner le fil des événements qui se sont succédé sur une période d'environ quatre ans avant son émission. De récentes découvertes donnent un nouvel éclairage et un fil conducteur pour retracer l'histoire de cette évolution décomposée en plusieurs étapes. Telle est l'entreprise à laquelle nous nous attelons aujourd'hui.
Ric Hochet enquête chez les timbrés
Au hasard d'une brocante, j'ai récemment trouvé le no 556 de l'hebdomadaire « Tintin », le fameux « journal des jeunes de 7 à 77 ans ». En couverture de ce journal, que voit-on ? Des visuels de (faux) timbres et l'annonce de l'histoire « Ric Hochet, enquête chez les timbrés » Ce numéro est daté du 18 juin 1959. Un bail !
Sophie et Yves Beaujard, La gravure, passion familiale
Complétons l'interview publiée le mois dernier par la liste de leurs oeuvres respectives à ce jour et l'évocation de leur parcours.
Les cartes de l'Oncle Sam
Les Etats-Unis d'Amérique ont-ils devancé l'Europe dans le domaine de la carte postale ? C'est ce que laissait entendre l'éminent spécialiste Franck Staff, dans son ouvrage « The picture post card and its origins », paru il y a plus d'un demi siècle.
Socrate : Quand un lecteur détricote la cote
La cote ? Un authentique marronnier comme l'on dit dans la presse. Comprenez un sujet qui revient périodiquement. Faut-il pour autant éluder le sujet ?
Je ne le crois pas et « HC » m'a adressé ce courrier dont je vous livre le contenu :
« Tous les trois ans, c'est avec impatience, que j'attends le père Noël. En effet, dans sa hotte, il y a mon catalogue préféré de timbres, le millésime 2020 ira remplacer celui de 2017. Après la consultation de quelques timbres qui m'intéressent, je me suis dirigé vers mon ordinateur. Pour visualiser les évolutions des cotes, j'ai préparé sur un tableur, plusieurs feuilles de calculs. Comme précédemment, et depuis 2005, je saisis les cotes des timbres neufs :
- de tous les classiques;
- des semi modernes dont la cote minimum était de 25 euros en 2005;
- des poste aérienne (idem que précédemment, minimum 30 euros);
- des blocs feuillets (idem);
- les totaux des années depuis 1938.
Après deux heures de frappe, je produis les graphiques suivants [se reporter aux tableaux].
Il ne faut pas oublier que la cote n'est pas un prix « conseillé », mais une base de négociation entre un vendeur et un acquéreur. En observant des points tous les trois ans, il est possible de s'affranchir d'un effet temporaire et de dégager des tendances.J e ne suis pas satisfait de ce que je peux observer et je me pose les questions suivantes :
- Qu'est-ce qui justifie une évolution positive ou négative (avec par exemple, des +15 % sur certains classiques) ou des quasi-stagnations (poste aérienne, bloc feuillet, qui sont de bons timbres) sur la même période ?
- Comment expliquer des variations à plus de 20 % pour des nouveautés (après 2003), sachant que beaucoup de philatélistes se sont arrêtés en 2000, et que le volume du courrier décroit fortement ?
- N'existe-t-il pas un autre moyen que la cote qui puisse « normaliser » les ventes et les acquisitions ?
En écrivant ces lignes, je sais que je relance la polémique favorite des philatélistes. Et si pour une fois, nous réfléchissions ensemble ? »
Notre ami a effectué un beau travail de compilation de données qui mérite qu'on s'y penche. Nous allons pour l'occasion contacter la maison Yvert et Tellier qui ne manquera de nous faire part de sa position. Pour autant que je sache, la cote est déterminée par plusieurs experts, voici une belle opportunité de connaître leur point de vue. Au-delà des chiffres, il y a une réflexion que je serai heureux de connaître.

voir le site Cliquez ici pour consulter le site de Timbres Magazine

Voir également :
L'année 2007 avec Timbres Magazine
L'année 2006 avec Timbres Magazine
L'année 2005 avec Timbres Magazine
L'année 2004 avec Timbres Magazine
L'année 2003 avec Timbres Magazine
L'année 2002 avec Timbres Magazine
L'année 2001 avec Timbres Magazine
L'année 2000 avec Timbres Magazine
les autres titres


la presse philatélique française



Imprimer cette page  | Recommander cette page à un ami


Toussaint COPPOLANI
Toussaint COPPOLANI

Copyright © 2000 www.philatelistes.net
Credits, Critiques