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Timbres Magazine
janvier   2019

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Numéro 207 - Janvier 2019 ÉDITORIAL : Il y aura bientôt 100 ans
Avec l'année 2019 qui se profile, je me suis amusé à jeter un oeil aux timbres marquants émis il y a cent ans. 1919 s'avère une année intéressante pour les aérophilatélistes mais dans bien des cas rien ne s'est passé comme prévu, à commencer chez nos amis suisses. Le directeur des Postes pétri d'excellentes intentions déclare « L'exploitation postale est réservée à des buts sérieux et ne doit pas dégénérer en des particularités futiles ne pouvant servir qu'à promouvoir la spéculation. » A l'automne, il met fin provisoirement à l'expérience de poste aérienne entamée six mois plus tôt. Les philatélistes disposant aujourd'hui du 50 c surchargé des "hélices ailées" (le premier PA suisse) ne s'en plaignent pas. Il cote 140 euros en neuf, 55 en oblitéré et 150 sur lettre. On trouve la première utilisation de ces timbres sur lettres le 30 avril 1919 pour la ligne Zurich / Lausanne qui sera étendue à Genève le 1er septembre pour être supprimée le 31 octobre. Quelques mois plus tard les postes suisses ouvrent une nouvelle ligne aérienne et on surcharge du même insigne rouge un 30 c bistre-vert (tirage: 180 000 exemplaires). L'expérience dure encore moins longtemps : du 11 novembre 1920 au 15 janvier 1921. Des conditions idéales pour que la cote s'en ressente: 370 euros en neuf et pas moins de 1400 euros sur lettre. Si la Poste suisse avait voulu favoriser la spéculation, elle n'y serait pas prise autrement.
Au Japon, on se passionne légitimement pour l'aviation et en 1919, la poste émet deux PA, imprimés chacun à 10000 exemplaires. Ici également on surcharge les timbres à l'occasion de l'inauguration en grande pompe du service postal aérien entre Tokyo et Osaka le 3 octobre. L'expérience tourne court car le mauvais temps fait tout capoter. Faute de pouvoir voler, le courrier emprunte le lendemain la voie ferroviaire! Il faudra attendre le 22 octobre pour que nos deux PA prennent au propre comme au figuré leur envol.
Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours terre-neuvien avant de l'avoir fait voler si l'on ose dire. En avril 1919 on surcharge en cinq lignes le premier PA de cette inscription ambitieuse "FIRST TRANSATLANTIC AIRPOST. April. 1919 ".
A noter que le même timbre existe avec une surcharge manuscrite "Aerial Atlantic Mail" dont on ne connaît que quelques exemplaires. Au total 200 exemplaires sont émis avant ce qui devait être la première liaison entre Terre-Neuve et la vieille Europe. Les plis sont embarqués le 18 mai 1919 à bord d'un hydravion. Les pilotes sont Hawker et Grieve qui après 25 heures de vol sont contraints de faire amerrir l'appareil. L'équipage a la chance d'être recueilli par le vapeur danois Mary. Ne possédant pas de radio, on restera sans nouvelles des pilotes que l'on imaginait disparus tout comme le sac postal. Leur accueil le 27 mai à Londres est triomphal, célébrés en authentiques héros. Côté courrier, on s'en sort mieux qu'au Japon car nos plis ont bien pris la voie des airs bien qu'ils aient goûté à l'eau froide de l'Atlantique. Cela donnera une note salée pour quiconque voudrait s'en procurer. Sur les 95 plis annulés au départ de Saint-John à Terre-Neuve, tous ne sont pas arrivés intacts. Certaines enveloppes étant ouvertes, la Poste britannique les a refermées avec un timbre officiel de retour. Quelques timbres sont recollés, souvent hâtivement, tandis que pour d'autres plis le timbre est absent. Ils laissent apparaître - par décalque - les initiales " J.A.R. " car la plupart des timbres surchargés ont reçu au dos la griffe manuscrite du postmaster de Terre-Neuve, un dénommé J.A. Robinson. La cote des timbres en revanche ne prend pas l'eau. Sur nos 200 exemplaires surchargés, 95 ont été utilisés sur lettres, 18 sont défectueux ou détruits et seuls 87 timbres neufs sont connus. Voilà pourquoi les timbres de cette émission cotent en neuf 22500 euros et 12500 euros en oblitéré.
Toute l'équipe de votre magazine vous souhaite de joyeuses fêtes. Nous vous donnons rendez-vous l'année prochaine et d'ici là bonne lecture.
Timbres français émis en 2018
Avec un budget d'environ 490 euros, le millésime 2018 est en hausse par rapport à l'an passé (420 euros). L'augmentation des tarifs postaux du début de l'année et l'arrivée de la nouvelle Marianne y sont pour beaucoup. La nouvelle Marianne fait exploser le coût des produits disponibles hors du circuit traditionnel. Il a fallu débourser près de 1 100 euros pour les autocollants dits d'Entreprise (65,70 euros en 2017) et plus de SOO euros pour les souvenirs philatéliques (150 euros l'an dernier). Quant aux collectors, la note est moindre avec environ 185 euros contre 210 euros l'an passé.
Michel Bez, l'hommage au Maître
Illustrateur, dessinateur de timbres et peintre officiel de la Marine depuis 1987, Michel Bez nous a quittés ce 21 septembre. Hommage à cet artiste autodidacte, passionné par la peinture et la mer dont la qualité des oeuvres marque à tout jamais, non seulement le domaine de l'art, mais aussi celui de la philatélie.
Petites surprises sur lettres taxées
Les facteurs ruraux qui relevaient les boites aux lettres, pouvait y trouver des correspondances, non affranchies, destinées à des villages compris dans leur tournée mais qu'ils n'avaient pas encore visités. Elles allaient donc etre distribuées sans passer par le Bureau dont dépendait le facteur et donc échapper à tout contrôle hiérarchique. Or l'administration subodorait du "coulage" au détriment du Trésor !
La "Honduras negra". Un Poste Aérienne vraiment pas comme les autres
Comme vous pouvez le voir, ce « Honduras noir » tient son nom non pas de sa couleur bleu foncé mais bien de sa surcharge imprimée en noir et non en rouge comme elle aurait peut-être dû l'être. Ce timbre vedette de la philatélie hondurienne et dont il ne subsisterait que ce seul exemplaire, est actuellement en vente pour la somme de 395000 dollars. Avis donc aux amateurs. Mais comme vous allez pouvoir en juger, l'histoire de ce timbre est loin d'être banale ...
Desserte de l'Australie : le courrier qui défie les "40e rugissants"
Alors que le milieu du XIXe siècle voit le triomphe progressif de la navigation à vapeur dans l'acheminement des correspondances vers l'outre-mer, l'étude d'une lettre pour Melbourne, postée à la fin de l'année 1854, nous permet de rappeler le rôle non négligeable joué par les clippers et la marine à voile dont resplendissaient alors les derniers feux.
Automation dans les PTT : Quand le matériel s'expose à l'étranger
La recherche générale d'une solution satisfaisante pour l'écoulement plus rapide du courrier, en progression régulière, a conduit l'administration française à entreprendre dans le début des années 60 la mécanisation du tri postal. Outre la modernisation des services qui doit transformer les conditions de travail des employés, l'automatisation des tâches opérées par une machine est une étape importante dans l'histoire de la poste. Le plan d'ensemble comprend l'acquisition de matériels d'indexation et de tri automatique, développés d'abord sous forme de prototypes, qui ont fait l'objet de nombreuses démonstrations en France dans un but de communication et à l'étranger avec l'idée d'une commercialisation. Hors des frontières, à l'occasion des manifestations publiques, des vignettes particulières ont été utilisées.
La guerre d'indépendance argentine 1810-1818
Il y a deux siècles s'achevait la guerre d'indépendance de l'Argentine après des années de luttes menées entre autres par Manuel Belgrano et José San Martin. Les timbres nous content cette épopée.
Les Comores : une philatélie moderne à la portée du collectionneur
Pourquoi et comment certains timbres modernes d'Afrique francophone deviennent-ils rares et recherchés?
Vente Hermione, un marqueur positif
Londres accueillait les 21 et 22 novembre dernier la vente aux enchères Spink que nous abordions dans le no 205. Les 1252 lots proposés, principalement des semi-modernes de France, constituaient un véritable test. Si certains professionnels se montraient dubitatifs, évoquant un trop grand nombre de timbres mis sur le marché en aussi peu de temps, ces interrogations sont à présent levées. Au total, 94 % des lots ont été vendus, constituant un signe on ne peut plus positif pour les timbres de France.
Une si jolie Marianne
Nous avons vu dans notre précédent numéro comment, dès son apparition, la carte postale illustrée s'était emparée de Marianne. Il était nécessaire de savoir de quelles multiples façons avait été investie cette figure symbolique de la République bien après que le timbre-poste l'avait si largement répandue.
Le coup de coeur de la CNEP
Dans cette rubrique, dédiée aux négociants membres de la C.N.E.P., ceux-ci nous présentent les pièces philatéliques hors-norme qu'ils ont la chance de voir passer entre leurs mains. Ce mois-ci, Bernard Laurent (fondateur de la maison de négoce Philatélique du même nom) présente une grande rareté: le n°42A du Cameroun, un timbre témoignant de l'occupation militaire française de cette colonie... et tiré à seulement 25 exemplaires.
La chronique de Socrate : Privilégions les coups de coeur plutôt que le fait d'être complet
Gérard, un lecteur du magazine, m'a écrit récemment pour me dire qu'il arrêtait la collection à cause de sa maigre retraite. Il n'est sûrement pas un cas isolé ce qui m'amène à reparler des mille et une façons de collectionner avec un petit budget. Tout d'abord, il faut mettre un terme à l'injonction d'être complet et je sais que ce n'est pas chose facile. Acheter toutes les nouveautés n'est pas nécessaire, mieux vaut privilégier les achats coup de coeur comme pour certains d'entre vous avec les timbres gravés. Il faut en revanche se procurer des séries complètes sauf bien entendu si vous êtes un thématiste, une collection qui de mon humble point de vue offre une grande liberté. Longtemps considérée avec un peu de condescendance par les « grands » collectionneurs, son champ d'investigation est immense et peut du reste justifier l'acquisition de fort belles pièces. Ces mêmes collectionneurs chevronnés ont souvent une thématique secrète qu'ils cachent, un comportement qui m'a toujours étonné. N'oublions pas que la philatélie est un loisir et qu'il ne faut rien s'interdire au risque un jour de s'ennuyer ferme. Les sollicitations sont grandes et il est préférable avant de débuter une nouvelle collection d'en fixer les limites. La consultation des catalogues s'avère indispensable pour identifier les pièces les plus chères au même titre que celles introuvables. Comme on l'a souvent dit, la cote est un indicateur comme un autre permettant de connaître ce qui est rare et ce qui ne l'est pas. Elle n'est pas toujours, et loin s'en faut, un indicateur de la valeur de marché faut-il le préciser. D'authentiques raretés peuvent se vendre en-dessous de la cote et des « petits » timbres se négocier largement au-dessus. Je pense notamment aux timbres étrangers comme ceux des anciennes colonies anglaises qui bien souvent malgré quelques euros de cotes sont introuvables. Les vendeurs le savent bien et ne se privent de faire grimper les prix.
Puisque l'on parle marché du timbre, je me réjouis de la dernière vente Spink qui s'est bien déroulée alors qu'il s'agissait principalement de semi-modernes de France. L'attractivité de ces timbres est bien réelle et concerne même de gros collectionneurs étrangers à commencer par les Américains. Je savais qu'ils étaient amateurs des timbres des colonies françaises, de classiques, mais pas de semi-modernes.
Acheter peu mais acheter mieux est aussi à considérer lorsqu'on a une optique de revente : des exemplaires bien centrés, de qualité irréprochable et en veillant à ce que les timbres ne soient pas regommés. Il vaut mieux parfois dépenser un peu plus, disposer du certificat d'un expert connu et surtout reconnu pour dormir tranquille. N'oubliez pas que quiconque en philatélie peut se déclarer expert! Acheter mieux donc dépenser moins, c'est aussi se procurer la littérature philatélique : livres, catalogues mais aussi votre magazine. Nos rubriques dans le domaine de l'expertise peuvent vous éviter de commettre des erreurs et limiter votre budget consacré à la philatélie. Certains me diront que nous sommes trop chers. Je leur réponds qu'il est impossible de vous proposer un prix plus bas et que si la presse roulait sur l'or, cela se saurait. La presse d'une façon générale est en crise et vous procurer chaque mois Timbres magazine, c'est nous soutenir.
Acheter pas cher, c'est ce que vous propose notre site PhilaStamp. Certaines offres sont très intéressantes et tendent à s'étoffer. Il y en a pour toutes les bourses et spécialités : de quelques centimes d'euro à 60000 euros. Profitez-en, PhilaStamp est gratuit jusqu'à fin février, aucune commission n'est perçue.
Si nous faisons tous attention à notre budget, n'oublions pas le plaisir de collectionner. On peut encore se distraire sans dépenser des fortunes tout comme échanger avec d'autres collectionneurs ce qui s'assimile à du troc. Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter de joyeuses fêtes et une bonne lecture avec des articles qui vous feront voyager.

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Toussaint COPPOLANI
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