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La presse philatélique écrite


l'Echo de la Timbrologie
mars   2019

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Numéro 1937 - Mars 2019 ÉDITORIAL : Laissez-vous transporter par la philatélie

(Sophie Bastide-Bernardin)
Actualités
- Une fête du timbre qui tient la route
Après un démarrage en douceur l'an dernier, la Fédération française des Associations philatéliques (FFAP) enclenche la deuxième partie des réjouissances sur la thématique automobile. Placée sous le signe de l'élégance, l'édition 2019 de la Fête du Timbre coïncide avec le centenaire de la marque Citroën. Aussi, le timbre et le bloc-feuillet du programme officiel émis tout spécialement mettent à l'honneur deux véhicules de ce constructeur français. L'aventure se déroulera sur quatre-vingt-sept sites et leur excellente répartition géographique permettra aux philatélistes de toutes les régions de France métropolitaine et de Corse d'y participer.
- à la VIe biennale de Paris : tous les champs et toutes les sources de la philatélie

Variétés
- le chemin du paradis passe par ces théières
- une variété probablement unique sur le bloc "caisse ses dépôts
- coeur privé de dents

Multimédia : curiosités, devinettes et conseils sur la collection de timbres fiscaux
Si de nombreuses spécialités de la philatélie sont bien représentées sur internet, les fiscaux ne bénéficient pas d'une grande visibilité. Quel plaisir alors que de découvrir ce blog fourmillant d'informations réalisé par un "collectionneur passionné" (c'est ainsi qu'il se présente) qui s'amuse à partager ses trouvailles et ses connaissances ! Bruno Vincent a débuté ses recherches en philatélie fiscale voici un peu plus de vingt-cinq ans. Il s'intéresse aux émissions de France mais aussi à celles de Belgique et du Luxembourg Ses premiers posts ont été publiés le 25 novembre 2010. Malheureusement, l'aventure multimédia de ce collectionneur fiscaliste s'est arrêtée le 27 février 2018. Espérons que cet article lui donnera envie de reprendre du service !
Voir : www.timbres-fiscaux.fr

Tout photo : De l'art et du cochon pour célébrer le nouvel an chinois
Le dévoilement des timbres du Nouvel chinois est de retour dans nos pages, telle une friandise saisonnière aussi délicieuse que des marrons glacés à Noël. Depuis 2005, la poste française émet des timbre du zodiaque chinois. Au fil du temps, philatélistes, sinophiles et membres de la communauté chinoise de France affluent toujours plus nombreux, pour assister à leur Premier Jour. Cette année, samedi matin 26 janvier, l'événement était honoré au Carré d'Encre, dans le 9e arrondissement parisien par la présence de nombreuses personnalités. S'étaient joint à la foule traditionnelle des philatélistes et des sinophiles quelques admirateurs de Jiang Hong Chen, créateur des deux blocs-feuillets du programme officiel. Gilles Livchitz, le directeur de Phil@poste, introduisait la manifestation en présentant les protagonistes et en rappelant que se tenait, en parallèle le vote en ligne pour les plus beaux timbres de 2018 Sylvie Leydet, adjointe au maire du 9ème exprimait son plaisir de représenter Delphine Bürkli en ce lieu, "temple dédié aux timbres, à l'écriture et à la correspondance." Puis, c'était au tour des maîtres de cérémonie, Zhai Jun, ambassadeur de Chine en France, et Philippe Wahl, président du Groupe La Poste de prendre la parole.
Autocollants
- voitures de style
- un carnaval à vivre et à promouvoir en philatélie
- Les Coquelin, deux frères comédiens
- 32e salon champenois dun véhicule de collection
- Philaséméac
Une nouveauté du Monde : Oiseaux plurinationaux de Jersey
La poste de Jersey se sentait à l'étroit dans le thème 2019 des timbres Europa : "les oiseaux nationaux". Nombre de créatures ailées, avait-elle fait remarquer, sont par nature migratrices. Et, de surcroît, la plus grande des îles anglo-normandes ne s'est jamais octroyée d'emblème à plumes. Contournant cette difficulté avec élégance, elle proposera, par conséquent, à compter du 5 mars six timbres-poste regroupés sous l'intitulé : "oiseaux et symbolisme".
Rencontre : Une grande ame de la philatélie au Palais-Royal
Son père l'imaginait directrice de banque ou haut fonctionnaire. Elle se rêvait artiste ou architecte. Avec son port de tête altier et sa parfaite diction, elle aurait pu envisager une carrière à la Comédie-Française, à deux pas de sa boutique. Car Danièle Dutertre a été marchand de timbres dans un lieu privilégié de la culture française: le Palais-Royal. À l'aube d'un nouveau Salon philatélique de printemps où elle intervient en tant que membre du Conseil d'administration de la CNEP, elle revient sur plus de cinquante ans de carrière.
Eclairage : Le type Groupe d'Oudiné
Retour sur les circonstances dans lesquelles le timbre d'effets de commerce au type Groupe a vu le jour, présentation des évolutions de son graphisme ainsi que de quelques exemples d'usage et de variétés.
Etude : le 1,25 F olive type Paix de Laurens
Quelle étrange carrière que celle de ce timbre aux usages postaux restreints et au tirage unique...
Polaires : L'OP2-2018 (2/2)
Après son passage à Crozet, le Marion Dufresne poursuit sa navigation jusqu'à Kerguelen pour une escale très conviviale et riche en philatélie. L'arrêt est plus bref à Amsterdam. À peine de retour à l'île de La Réunion, voici le Marion Dufresne reparti pour Tromelin, avant de clore l'OP 2-2018.

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Voir également :
les autres titres
Timbres Magazine
mars   2019

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Numéro 209 - Mars 2019 ÉDITORIAL : Pensons aux bénévoles
Les 9 et 10 mars prochains se déroulera la Fête du timbre. Il y a 130 ans, la Rhénanie organisait sa première journée des philatélistes en éditant une carte postale pour l'occasion. En 1943, l'Allemagne réalise sa première journée des philatélistes. C'est alors que germe l'idée d'étendre le concept à l'international. Le projet est soumis à la FIP (Fédération internationale de Philatélie) qui tarde à y donner suite. L'Autriche prend les devants qui, sans attendre la réponse de la FIP, entreprend sa Journée du timbre le 1er décembre 1935. L'Allemagne emboîte le pas et organise la sienne le 7 janvier 1936. En cette même année, la FIP entérine la création d'une Journée du timbre.
En France, la première se déroule en 1937 et dès l'année suivante une oblitération spécifique est créée pour l'événement. En 1944, un timbre est émis pour l'occasion, représentant le blason Renouard de Villayer, créateur de la Petite Poste en 1653. C'est le début d'une tradition qui perdure jusqu'à nos jours. La Journée du timbre, rebaptisée Fête du timbre, est organisée par la Fédération Française des Associations Philatéliques, en partenariat avec Phil@poste et l'Adphile. Comme vous pourrez le voir en pages 20 à 23, elle se déroule dans toute la France, une petite centaine de villes y participant.
C'est une excellente idée d'avoir retenu pour 2019 le thème de l'élégance automobile qui offre l'occasion à certaines villes de prendre des initiatives originales. Ainsi Albi a choisi d'être présente au Séquestre sur un circuit automobile, à Paris un concessionnaire Citroën dans le XVe arrondissement s'est prêté au jeu, tandis que dans d'autres localités, participeront à notre Fête des clubs de voitures anciennes. Ce sera le cas à Lisieux, à Reims (avec le salon Rétromobile) ou encore dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort où des souvenirs seront transportés à bord de voitures de collection.
A noter qu'Alain Bouldouyre - l'auteur des souvenirs de la FFAP - sera présent à Paris (Concession Citroën) le samedi et à Epernay le lendemain.
On doit cette belle initiative à l'Adphile qui multiplie les actions en direction du grand public. Je représentais cette association en février au Festival de la BD à Angoulême, tout comme je serai présent prochainement dans plusieurs établissements scolaires avec sa directrice - Florence Fraboulet - dans le cadre du Concours Presse Junior.
Si l'un des objectifs de la Fête du timbre est plus que jamais d'aller en direction des non-philatélistes, il est aussi important que les collectionneurs de timbres y participent lorsqu'ils le peuvent. 20000 visiteurs sont attendus les 9 et 10 mars, un chiffre que l'on aimerait bien voir dépassé. Outre les souvenirs, timbres et oblitérations qu'ils peuvent obtenir, c'est l'occasion de rencontrer d'autres philatélistes, de vivre un moment festif car il n'est pas interdit de partager ensuite un bon repas avec des amis. Que l'on collectionne ou non les nouveautés, se rendre à la Fête du timbre, c'est un acte militant, c'est encourager les bénévoles de la FFAP qui l'organisent avec leur président Claude Désarménien. Un gros travail, parfois ingrat mais toujours fait avec enthousiasme et qui mérite toute notre reconnaissance.
Bonne lecture et n'oubliez pas l'autre grand rendez-vous de mars : le Salon philatélique de Printemps à Paris du 14 au 16.
Salon philatélique de Printemps. 6ème biennale philatélique de Paris
Espace Champerret, Hall C, du jeudi 14 au samedi 16 mars. Entrée gratuite de 10h à 18h, sauf le samedi jusqu'à 1 7h.
Quand l'atelier du timbre se modernise : Le Port de La Rochelle
Les années 1920 voient apparaître l'impression en taille-douce aux dépens de la typographie, dont le rendu est souvent jugé trop fade sur nos timbres. La série emblématique de ces débuts de la taille-douce dans notre philatélie est sans doute celle des monochromes touristiques de grand format, lancée en mai 1929 par le célèbre Pont du Gard. Un deuxième timbre rejoint l'aqueduc romain aux guichets quelques mois plus tard, en juillet 1929. Il s'agit du Port de la Rochelle. Lui aussi imprimé en taille-douce, il initie toutefois une grande innovation technologique. Il s'agit en effet du premier timbre imprimé ainsi sur rotative, en lieu et place de l'impression à plat. Cette avancée technique va engendrer plusieurs essais de teintes et des évolutions de matériel d'impression, donnant naissance à plusieurs types et variétés. Certaines de ces pièces sont rares et prisées des collectionneurs, conférant au Port de la Rochelle une place de choix parmi les timbres d'exception de la période semi-moderne.
Quand le 25 centimes Sage s'embarque... pour le Japon
L'étude d'un petit ensemble de lettres adressées dans les années 1890, au même destinataire résidant à Tokyo nous permettra, ce mois-ci, de présenter les voies d'acheminement maritime de l'Europe vers le Pays du Soleil Levant. Malgré la monotonie apparente des affranchissements, la grande diversité des routes suivies témoigne de l'efficacité des services postaux de l'époque.
Le premier timbre français passe du noir au bleu
Les catalogues considèrent les timbres d'une même effigie comme formant une série. C'est pourquoi le timbre répertorié sous le No 1 n'est pas le premier à être mis en service. Le premier timbre francais paru le 1 er janvier 1849 est le 20c Cérès de couleur noire. Cette couleur avait été choisie dès 1848 pour sa facilité à être imprimée. Mais on avait oublié que l'oblitération, également noire, poserait problème: il était difficile de savoir si un timbre décollé avait déjà été oblitéré, d'autant que le travail des agents se faisait souvent dans des salles peu ou mal éclairées. Ainsi, quelques mois après l'entrée en service il fallait donc se rendre à l'évidence que cela posait problème et envisager un changement de couleur. Ainsi, c'est le bleu, jugé lui aussi facile à imprimer, qui fut retenu pour le timbre le plus largement diffusé au tarif de la lettre simple circulant de bureau à bureau.
Quelques trottoirs de timbres
Pour la Poste seul le timbre compte : qu'il soit neuf ou participant à l'affranchissement d'un envoi. Peu lui chaut la variété d'impression ou de teinte (sauf pour le vermillon!). Le collectionneur fait de même mais, pour varier ses centres d'intérêt, porte également son regard appuyé sur les marges que les timbres présentent parfois. De ces zones de papier blanc, initialement non imprimées, hâtivement qualifiées de « bord de feuille » les collectionneurs sont très friands.
Quand les maharadjahs et autres nawabs émettaient des timbres
Poursuite de notre périple en Inde, au temps où les maharadjahs émettaient des timbres. Une belle opportunité de découvrir cet immense pays à l'histoire philatélique complexe.
Le Chili avant le Chili
Contrairement au Mexique et au Pérou, le Chili n'est pas très attractif pour les Espagnols: la colonisation y a suivi son propre rythme, d'autant qu'elle s'est heurtée à une résistance farouche de la part des autochtones. Les timbres chiliens et espagnols nous accompagnent tout au long de l'histoire du Chili avant son indépendance.
La taxation des réfugiés
Les timbres pour réfugiés et apatrides furent créés à la suite d'un « arrangement » du 12 mai 1926, conclu dans le cadre de la Société des Nations, par divers pays dont la France, en vue de doter de certificats d'identité les divers réfugiés qui en étaient dépourvus.
Le familistère de Guise
Les ouvrages, les études, les textes divers consacrés à André Godin et à son œuvre sont nombreux. Nous en avons signalé certains dans notre précédent numéro. L'un d'eux mérite une attention particulière: le 20e volume de la série « Voyage en France » d'Ardouin-Dumazet paru en 1905. Un chapitre de cet ouvrage a trait au département de l'Aisne dans lequel figurent la ville de Guise et son Familistère. Les descriptions, les informations qu'on y découvre se trouvent particulièrement bien accordées aux cartes postales de l'usine Godin et de son institution. Les premières datent du tout début du vingtième siècle.
Le naufrage du Sahel : addendum et corrections
Dans notre numéro de février, Alain Jacquart (expert au sein de la maison Calves) nous présentait deux pièces exceptionnelles : les seules lettres connues à ce jour témoignant du naufrage du navire Le Sahel survenu le 22 août 1863. Suite à cet article, de nombreuses informations nous ont été transmises par Henri Jonca, auteur du livre "22 août 1863, naufrage du Sahel à Cerbère" (édition à compte d'auteur, 2017). Nous vous communiquons ci-dessous les plus importantes... et les plus savoureuses.
Le coup de coeur de la CNEP
Dans cette rubrique dédiée aux négociants membres de la C.N.E.P., ceux-ci nous présentent les pièces philatéliques hors-norme qu'ils ont la chance de voir passer entre leurs mains. Ce mois-ci, Elysabeth Berck (de la maison du même nom) présente une pièce rare : une épreuve du poste aérienne no 15 (le célèbre "burelé") avec valeur faciale à 100 francs.
La chronique de Socrate : Le charme des vieilles boutiques
S'il y a un domaine où j'apprécie l'ancien, c'est bien dans certaines boutiques obscures de marchands de timbres. Le temps semble s'être arrêté et la décoration surannée ne manque de rappeler aux visiteurs le souvenir des anciens, qui, avant eux, ont franchi la même porte en quête alors de nouveautés de Zanzibar ou du Levant. En France, quelques-unes méritent le détour- mais je ne citerai pas de noms. De belles façades du XIX e quand elles ne sont pas antérieures, certaines situées dans des passages couverts fleurant bon le Paris d'autrefois. C'est toujours un plaisir de déambuler dans des lieux de mémoire. Quelques boutiques disposent de belles boiseries, de pièces « cosy » tandis que d'autres offrent un intérieur franchement défraîchi mais cela ne me dérange pas. De vieux sièges au tissu usé, parfois inexistant, des bureaux en bois des années 1950 ne rebutent pas tous les philatélistes, à commencer par votre serviteur. Acheter des timbres anciens dans un magasin ancien me semble on ne peut plus naturel dès lors qu'ils sont à la hauteur de nos attentes. Qu'importe le fouillis - parfois savamment organisé - il laisse le sentiment aux acheteurs qu'à l'intérieur de chaque antique classeur se cache un trésor, qui - le cas échéant - aura été oublié par le propriétaire. Secrètement, même si ce n'est guère moral, nous rêvons de la bonne affaire, de l'ignorance du vendeur sur ce qu'il a entre les mains. Depuis que je fréquente les marchands, certaines boutiques n'ont pas changé d'un iota mais force est de constater que la ou les personnes qui vous accueillent ont pris quelques années! Nous en sommes tous réduits à l'outrage du temps qui passe, à la différence de nos timbres pour qui la vieillesse demeure un gage de bonne santé et de valeur. Les ingrats, ils ne font rien pour nous rajeunir alors que nous, nous prenons soin d'eux et sommes en permanence à leur chevet.
Il n'est pas rare qu'après avoir effectué quelques emplettes, je me rende dans des bistrots qui ne payent pas de mine mais dont les menus du jour sont aussi abordables que délicieux. Arrosé d'un bon verre de vin, apporté par une patronne au tutoiement facile, je me dis que nous vivons dans un pays magnifique et que nos timbres sont passionnants à collectionner. Ajouter à cela la présence d'un ami philatéliste et vous avez l'assurance de passer une excellente journée, loin de cette modernité qui parfois agresse. On refait le monde, celui des timbres, on évoque leurs parcours dans les grandes ventes sur offres. A chaque fois qu'ils sont remis sur le marché, c'est pour eux une renaissance, les timbres sont éternels. En parlant d'eux, nous agitons ainsi nos neurones qui ne demandent qu'à faire de l'exercice malgré nos âges mûrs, en nous remémorant telle ou telle variété. La mémoire ancienne est souvent plus franche que celle des événements récents. Nous évoquons le souvenir des grands anciens, experts, collectionneurs qui ont marqué nos les marchands de timbres sont fonctionnaires ou chauffeurs de taxi la journée et philatélistes la nuit. Ici pas de devantures attrayantes, les magasins demeurent confidentiels pour de multiples raisons, leur adresse connue que de quelques-uns. Quant à la vitrine Internet, ce n'est pas pour demain au pays du roi Farouk. Pour parvenir dans n'importe quelle boutique du Caire, il faut se frayer un chemin, déambuler dans de petites ruelles qui se ressemblent toutes, aux allures de coupe-gorge pour les non-initiés. La nuit, le chant du muezzin résonne, les chats miaulent, les klaxons se font plus rares, les collectionneurs palabrent bruyamment assis sur un tapis d'Orient, leurs verres de thé posés sur un plateau en argent.
Au Caire, les boutiques sont sombres, la lumière provient juste d'une vitrine moderne, souvent en formica, au sommet de laquelle se trouve attaché un néon fatigué. Les rendez-vous sont toujours fixés après 22h et le temps de vous procurer les timbres qui vous intéressent, il sera déjà plus d'une heure du matin. Le rituel est immuable, on vous présente des timbres que vous ne voulez pas avant de se faire dire qu'il y a peut-être un album intéressant. Tout est fait pour susciter le désir. Le vendeur part en traînant les pieds dans une petite pièce dont l'accès vous est refusé avant de revenir avec quelques classeurs de sa collection personnelle dont il ne souhaite pas évidemment se séparer. Marchander est une politesse, se mettre d'accord sur un prix après avoir fumé la chicha un usage sympathique. Après s'être faussement fiché, on se fait l'accolade, on promet de vite se retrouver. On se quitte dans un sabir d'arabe, d'anglais et de français.

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Toussaint COPPOLANI
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