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Philatélix : Logiciels pour la philatélie et la numismatique
PHILATELIX Timbres de France est le numéro un des logiciels philatéliques en France. Pour tous les amoureux des timbres, novices et confirmés. Multicollections, avec de très nombreux outils de recherche, une gestion poussée de la mancoliste et de la dispoliste, il décrit 6 600 timbres et près de 16 000 variétés avec 60 000 cotes, contient plus de 9 000 clichés en haute-résolution, un inventaire détaillé de la collection et son évaluation financière. Sans oublier la triple numérotation, le procédé des imagettes, les multiples exports, ...

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La presse philatélique écrite


l'Echo de la Timbrologie
juillet   2019

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Numéro 1941 - Juillet-Août 2019 ÉDITORIAL : L'Odyssée des timbres

(Sophie Bastide-Bernardin)
Actualités
- Des cartes par Harry Eliott, le gentleman illustrateur. Cet été, le musée de la carte postale d'Antibes présentera des cartes postales illustrées par Harry Eliott. Né à Paris sous le nom de Charles-Edmond Hermet (1882-1959), il est initié aux arts graphiques par son père imprimeur. Hauts en couleur, ses dessins mettent en scène des êtres humains, des animaux et des automobiles. Ils évoquent avec humour la vie quotidienne réelle ou fantasmée.
- Les encres de la Libération
- Nouveautés : Euromed 2019
- Des timbres finlandais primés
- L'homme sur la lune, un exploit scientifique... et une occasion de rêver
- Les Français ont décroché la Lune à China 2019
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Tribune : C'était la 67ème AG de Philapostel à Bussang, dans les Vosges
Du 16 au 19 mai, au village-vacances Azureva à Bussang (88), une centaine de congressistes représentant vingt-six associations régionales et départementales de PHILAPOSTEL de France et d'Outre-Mer se sont retrouvés pour l'Assemblée générale nationale. Organisée par Philapostel Haut-Rhin, elle a été l'occasion de dresser le bilan 2018 des activités et des comptes, ainsi que de présenter les projets pour 2019 et 2020. 2018 a été un bon cru du point de vue des effectifs avec deux cent quarante-quatre nouveaux adhérents, soit un solde positif de trente et un adhérents par rapport à fin 2017 (deux cent treize départs dont trente-deux décès).
Variétés
- Sur timbres de France et des colonies

Autocollants
- La chaîne des Puys et la faille de Limagne, hauts lieux tectoniques
- Pour la Saint-Brevin
- Le piano et Manoukian en vedettes au FIMU
- 1994-2019 : 25 ans du musée du terrain d'aviation de Condé-Vraux
- Belfort, 7ème étape du tour de France
- l'Hermione de retour à Rochefort
- la Côte d'Opale fête la mer à Boulogne-sur-mer
- Arrivée à Dieppe de la 50ème solitaire Urgo-Le Figaro
- "les encres de la Libération"

Multimédia : La HPS, une institution athénienne
Le Grand Prix du Championnat de France ayant été décerné à une collection sur les Grosses Têtes d Hermès, la première émission de Grèce (lire p. 32), nous nous intéressons, ce mois-ci, au site internet de la Société philatélique hellénique. Très clairement, celui-ci vise comme public les philatélistes du monde entier car bien qu'il soit accessible en grec, il a été intégralement traduit en anglais. Sa page d'accueil se présente comme un blog avec les informations les plus récentes qui s'affichent en tête. Depuis sa fondation en 1925, la HPS (Hellenic Philotelic Society), plus ancienne association philatélique grecque, a toujours fait preuve d'une grande capacité d'adaptation. Dès son origine, elle a joué un rôle de conseil auprès du ministère en charge du programme philatélique officiel. Un an après sa création, elle a repris le bimensuel Philotelia créé en 1924 et depuis, elle l'a publié sans interruption. Elle a, par ailleurs, édité de nombreuses études en grec, en anglais et même en français.
Voir : hps.gr
Rencontre : Grand Prix grâce à ses Grosses têtes d'Hermès
Au fil du temps, Louis Fanchini s'est imposé comme l'un des spécialistes mondiaux de la première émission philatélique de Grèce. Et le 9 juin dernier, il a pris la tête de PhilaFrance, à Montpellier, où il a décroché le Grand Prix de l'exposition nationale. L'occasion de revenir avec lui sur le timbre qui l'obsède depuis plusieurs décennies et dont il espère bien qu'il le mènera sur les plus hautes marches des compétitions internationales.
TOUT PHOTO : Phila-France 2019 à Montpellier
Une alternance de déceptions et de succès aura marqué ce Phila-France 2019, tandis que dans le ciel de Montpellier, durant ce week-end de Pentecôte, se croisa^lent nuages et rayons de soleil. Première déception: l'absence imprévue du président de la Fédération française des Associations philatéliques (FFAP), Claude Désarménien. Au cours de ses deux mandats, jamais il n'avait manqué ce rendez-vous et seules des raisons indépendantes de sa volonté, liées à un accroc de santé, expliquent qu'il n'était pas là. L'absence de son vice-président, Bernard Jimenez, était, pour sa part, programmée depuis longtemps - il était à Wuhan pour l'exposition internationale de philatélie, China 2019. Heureusement, l'équipe très soudée de la FFAP a pris le relais avec efficacité ; Martine Divay, responsable communication, a notamment mené le congrès. Autre déception : une fréquentation moindre que lors des précédentes éditions, ce qui a eu un impact négatif sur le chiffre d'affaires de certains exposants. Enfin, dernier point noir : les gilets jaunes avaient convergé à Montpellier pour une mobilisation nationale le 8 juin autour de la gare Saint-Roch - sécurisée par des CRS - et du centre-ville. Les transports y étaient à l'arrêt cet après-midi du samedi, ce qui a perturbé l'accès au parc des expositions pour les personnes arrivant par le train ce jour-là. Bien qu'annoncés, ce 8 juin, par l'Art du Timbre gravé jusqu'à 18 h, les artistes Christophe Laborde-Balen et Sarah Lazarevic étaient repartis dès le milieu de l'après-midi. Pour autant, ce Phila-France a été une belle réussite à de nombreux niveaux, notamment dans son organisation. Rarement des collections de si grande qualité n'avaient été réunies pour un championnat national. Vingt-trois compétiteurs sont ainsi repartis avec une médaille d'Or - le palmarès complet sur www.ffap.net
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ETUDE : La taxation des lettres territoriales en France du 1er janvier 1828 au 31 décembre 1848
Nous terminons cette étude sur le tarif du 1er janvier 1828 par les papiers d'affaires et les envois recommandés et chargés.
Découverte : Une unité spéciale de la police italienne
Le 29 avril 2019, une triple émission commune - des postes d'Italie, de l'ordre souverain de Malte et du Vatican -, a célébré les cinquante ans d'une unité de police italienne spécialisée dans les biens culturels. L'occasion de se pencher sur les nouveaux objets philatéliques et érinnophiles qui en résultent mais aussi de découvrir, plus largement, les activités de ces hommes reconnus pour l'excellence de leur travail.
TOUT PHOTO : Retour du CPF au Palais du Luxembourg : présentation des archives
Mercredi 13 juin, Dominique Sollin, président du club philatélique du Sénat, organisait dans les murs du Palais du Luxembourg une réunion du Club philatélique français (CPF) dont il est le vice-président. Elle était précédée d'une présentation des archives par Stéphanie Sanna, administrateur-adjoint de cette division. Sur simple rendez-vous, tout le monde peut effectuer des recherches aux archives du Sénat, philatélistes y compris.
Eclairage : Fiscaux, les récepissés des chemins de fer
Retour, d'une part, sur tous les types et sur les usages de ces fiscaux qui ont eu cours de 1863 à 1926.
Polaires : Campagne d'été 2016-2017 en Terre Adélie
Le 1er novembre 2016, l'arrivée du Basler marque la fin de l'hivernage de la TA 66 (voir L'Écho no 1940 de juin 2019) mais aussi le début de la campagne d'été. Pendant quatre mois - de novembre à février inclus -, celle-ci va provoquer une certaine effervescence en Antarctique et en Terre Adélie, en particulier.

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Voir également :
les autres titres
Timbres Magazine
juillet   2019

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Numéro 213 - Juillet-Août 2019 ÉDITORIAL : Timbres photos

(Gauthier Toulemonde)
Fervent défenseur de la taille-douce, ayant activement participé à la création de l'association Art du timbre gravé, je dois également avouer mon admiration pour les photos qui servent de support aux timbres. Pas n'importe lesquelles bien évidemment. S'il est un pays qui se distingue, pour ne pas dire surclasse tous les autres dans ce domaine, c'est bien la Grande-Bretagne. A l'occasion de la commémoration du 75e anniversaire du "D-Day", onze timbres ont été émis : six en trois paires verticales se tenant et cinq dans un bloc particulièrement réussi sur lequel figurent les plages avec l'indication de l'heure de débarquement des troupes. Difficile de ne pas être ému en les regardant, au point que l'on se croit être à la place des soldats, tant les images sont évocatrices du Débarquement. Rappelons que le 6 juin 1944, à l'aube, une armada composée de 4266 navires de transport et de 722 navires de guerre s'approche des côtes normandes. Elle s'étale sur un front de 35 kilomètres transportant plus de 132000 hommes. Baptisée du nom de code "Overlord", il s'agit de l'opération aéronavale la plus importante de l'histoire. Les timbres décrivent avec beaucoup de pédagogie - notamment pour les jeunes générations - quelques grands moments du Jour le plus long, sans omettre le support de l'aviation.
Les photos ayant servi de support aux timbres ont fait l'objet de retouches afin de leur donner davantage de contraste. L'inconvénient lorsqu'on se prête au jeu de la plus belle mise en page, c'est que l'on peut commettre des bévues. C'est le cas du timbre où figure la plage "Sword". Le soldat qui se trouve au premier plan, un dénommé James Leisk (33 ans à l'époque) servant au sein du Royal Engineers, a été retiré. Cela n'a pas échappé à sa fille qui connaissait bien cette photo emblématique du Débarquement. Elle a exprimé - on la comprend fort bien - son immense déception pour ce recadrage qui a malheureusement effacé son père, décédé en 1980. Le Royal Mail a bien entendu fait part de toutes ses excuses à la famille. Le mieux est parfois l'ennemi du bien.
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter d'excellentes vacances et vous donner rendez-vous le 23 août pour la sortie du magazine daté septembre. D'ici là, portez-vous bien.
Congrès de la FFAP à Montpellier
Durant ces quatre jours où la philatélie a été mise a l'honneur avec une exposition de haut niveau : 180 collections dans les 15 classes de la philatélie. Le jury, composé de 24 membres, a décerné 23 médailles d'Or, 40 médailles de Grand Vermeil, 47 médailles de Vermeil. Le Grand prix de l'exposition est attribué à Louis Fanchini qui reçoit le vase de Sèvres, offert par le Président de la République, pour sa présentation "Fabrication et utilisation postale des Grosses têtes d'Hermès de Grèce (1861-1901)", Philatelie traditionnelle, médaille d'Or, 96 points.
Histoire d'une gare : Sélestat
Plutôt que de s'intéresser à une ligne de chemin de fer, pourquoi ne pas regarder de plus près une gare et son histoire ? Suivre sa construction, ses changements d'affectations, mais aussi souligner l'intérêt souvent politique de la création de nouvelles lignes ferroviaires et leurs évolutions, et bien sûr du réseau de communication associé, incluant la distribution de courrier, sont tout autant de points passionnants. Dès lors s'entremêlent l'aspect économique, le développement régional, le trafic des marchandises et des passagers, ainsi que les intérêts politiques voire militaires. Et quand cette gare est placée en plein cœur de l'Alsace, son histoire se confond avec celle qui s'écrit avec un grand "H". Sélestat, dans la plaine d'Alsace, entre les montagnes des Vosges et le fleuve Rhin, presque à la limite du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, peut tout nous raconter de cette Histoire au travers de sa gare et du courrier y ayant transité.
Les coulisses de la création du document philatélique
Produit vendu par La Poste, le document philatélique officiel, communément appelé "doc phi", accompagne tous les timbres du programme annuel, sauf les timbres taxes et préoblitérés. Il est pour la première fois édité le 19 décembre 1973 à l'initiative du musée postal. Depuis sa création en 1973, tous les graveurs de timbres-poste, sans exception, l'ont illustré au moins une fois durant leurs carrières Cependant, seulement deux parmi eux en on fait leur spécialité : Raymond Coatantiec et Guy Vigoureux. Le premier est également auteur de timbres-poste, le second ne réalise que timbres et illustrations pour ce document.
La Fête des Vignerons : une belle thématique sur le vigne et le vin
L'origine de la Fête des Vignerons de Vevey (Suisse) remonte au XVIIe siècle. Tous les 25 ans environ, une fois par génération, les Veveysans célèbrent une grande fête pour honorer les vignerons, la vigne et le vin, mais aussi les éléments qui permettent de produire du vin: la terre, le soleil, les cépages, le raisin et les vendange.
Le Siam, une collection: méconnue
Embarquement pour le Siam, un pays qui est historiquement le partenaire le plus ancien de la France en Asie du Sud-Est. Nous fêtons cette année le 333e anniversaire de l'arrivée en France de la première ambassade du Royaume du Siam conduite par Kosa Pan en 1686. Ce pays, qui deviendra la Thaïlande, est peu connu des philatélistes français qui collectionnent la voisine Indochine. De grosses valeurs, de nombreux surchargés, des frontières évolutives - dont témoignent les marques postales - le Siam a de quoi séduire.
L'exploration de l'Australie
L'an dernier nous avons évoqué la découverte de l'Australie (cf TM 197) par ses côtes. Abordons à présent la suite de l'histoire, l'exploration de l'intérieur du continent qui s'avère longue et pénible. De nombreux explorateurs et aventuriers perdent la vie dans des expéditions entreprises par curiosité, par souci scientifique, par soif de conquête ou par avidité. Voici une galerie de portraits en timbres essentiellement australiens bien sûr - de ces hommes d'origines très diverses qui se sont relayés dans cette entreprise.
Sur la route des vacances. Les séries touristiques de 1954-55
Même si l'après-guerre voit naître la prospérité, ce que l'on nommera par la suite les Trente Glorieuses, l'heure n'est pour autant pas toujours à la fête. L'hiver 1954 est rude, le logement est encore en crise et le mois de mai est fortement entaché par la défaite de Dien Bien Phû, sans parler de la guerre d'Algérie qui se profile à l'horizon. Dans ce contexte parfois morose, quoi de mieux qu'un peu d'évasion ? C'est ce qu'offrent les timbres d'une première série touristique, suivie par une seconde l'année suivante, en 1955. Les paysages représentés font voyager les Français en de jolis endroits, à la fois en métropole et dans les Antilles, donnant au passage au courrier de l'époque un petit air de vacances.
Zimbabwe, chronique d'une inflation contrôlée
En proie à une crise économique grave depuis la fin du XXe siècle, le Zimbabwe connait une hyperinflation. La poste qui la subit de plein fouet a mis au point une stratégie...
A l'usager mécontent, la poste répond courtoisement
l'orateur qui emploie le mot « nous » s'inclut dans son propos ; avec le « on » il s'en exclut. Aussi, dit-on que les Français sont des râleurs, plus soucieux de leurs droits que de leurs devoirs et qu'ils ont tendance à souvent réclamer. voici quelques exemples et de rares réponses sans, hélas, les réclamations correspondantes.
Les timbres fictifs : quelle(s) histoire(s)
Dans un article récent (cf TM n°211) nous avions choisi, pour rompre avec une lecture conventionnelle, de présenter les cours d'instruction qui font usage de timbres spécifiques sous l'aspect organisationnel. Aujourd'hui nous faisons un autre choix narratif pour comprendre et décrire quelques histoires corrélatives aux timbres fictifs.
Notre-Dame : les cartes postales
Depuis l'incendie tragique du 15 avril dernier les touristes, comme les promeneurs et les curieux sont à la recherche des cartes postales de Notre-Dame de Paris. Les bouquinistes des quais, à proximité de la cathédrale sinistrée, sont à même de leur fournir des vues anciennes et modernes. Les cartes récentes sont disponibles en quantités. Les cartes anciennes le sont nettement moins. L'intérêt de ces images est de s'inscrire depuis plus d'un siècle dans l'histoire de la cathédrale et de son environnement immédiat. Les bouquinistes eux-mêmes y figurent fréquemment.
La chronique de Socrate : Du rififi à Seborga
Je sais que vous êtes nombreux à vivre ou passer vos vacances dans le Sud-Est de la France. Si vous souhaitez faire une petite virée en Italie, je vous recommande de vous rendre à Seborga situé à une quarantaine de minutes de voiture de Menton. Ce charmant bourg des Alpes liguriennes, perché sur une montagne, est une « principauté » qui mérite une visite car de timbres ou plutôt de vignettes, il en est question.
Notre histoire remonte à 954 lorsque le comte de Vintimille cède le fief de Seborga aux moines des îles de Lérins. Ces derniers l'érigent en principauté abbatiale en 1079, un statut qui va durer plusieurs siècles avant que n'émergent des velléités d'indépendance suite à un « vide » juridique. En effet, lorsque Victor-Amédée II de Sardaigne achète en 1729 la principauté de Seborga, l'acte (rédigé à Paris) n'aurait jamais été enregistré, ni par le royaume de Sardaigne, ni par la maison de Savoie.
Après le traité d'Aix-la-Chapelle de 1748, non plus qu'à l'issue du Congrès de Vienne, Seborga ne fut annexée ni à la république de Gênes, ni au royaume de Sardaigne. Elle ne fut pas réunie, en 1861, au royaume d'Italie et conserverait son droit nullius diocesis jusqu'en 1946. Nulle part, il ne serait écrit que le territoire ait été intégré à la République italienne par l'Assemblée constituante de 1946. Des arguments un peu fumeux que mettent en avant de jeunes gens locaux pour déclarer tout bonnement - et de façon folklorique - l'indépendance de Seborga en août 1963.
Comme le rappelle avec humour l'historien Bruno Fuligni dans son ouvrage Royaumes d'aventure publié aux Arènes : « L’État ne couvre que 14 km2 et ne compte qu'un peu plus de trois cents habitants, mais la vente de passeports touristiques augmente considérablement la population seborgaise: le village, qui vivait assez mal de la floriculture, connaît un essor grâce à l'afflux de visiteurs et de curieux. Carbone est plébiscité prinœ de Seborga sous le nom de Giorgio 1er. Le 23 avril 1995, seulement quatre habitants votent contre la constitution qui renforce les pouvoirs du monarque. Entouré de ses ministres et de ses prieurs, celui-ci fait imprimer des ombres et bat monnaie: le luigino. » Sur le plan fiscal, les Seborgais n'ont d'autre choix que de payer leurs impôts en Italie mais, bons princes oserait-on dire, ils le font au titre de « l'aide internationale ». Après la mort de Giorgio Ier, Seborga élit en 2010 1e promoteur immobilier Marcello Menegatto, devenu Marcello Ier.
Il tranche singulièrement avec son prédécesseur, sympathique horticulteur, sans autres prétentions que de faire prospérer le tourisme de cette principauté d'opérette. Marcello quant à lui rêve de faire de Seborga une zone franche, imagine déjà - et en toute modestie - de concurrencer Monaco, envisage des projets immobiliers conséquents. Ça tombe bien, c'est sa profession. Le règne de Marcello, plus souvent à Dubaï qu'auprès de ses sujets, amateur de courses de hors-bord comme de belles femmes (ce qu'on lui reproche), prend une mauvaise tournure avec les visées d'un irréductible Gaulois dénommé Nicolas Mutte de Sabourg. Nicolas fomente en 2016, avec la complicité de son frère Martial, un odieux coup d'État. Ce fils de gendarme qui se fait à présent appeler Nicolas 1er met en avant l'existence d'un de ses aïeux - aide de camp de Napoléon III - lequel aurait émis des droits sur Seborga après la bataille de Solferino. Seule la défaite de Sedan aurait empêché l'empereur d'y répondre favorablement.
Ces arguties juridiques font sourire à Rome qui n'a toujours pas envoyé de chars pour déloger les indépendantistes. Quant à Marcello 1er il a publié en avril dernier un communiqué d'une gravité exceptionnelle dont voici un extrait : "Sans préjudice du caractère irrévocable de ma démission (pour des raisons personnelles et familiales) que j'ai annoncée dans ma lettre du 12 avril dernier, je m'engage à formaliser mon abdication dans les prochains jours (...) j'ai pris les mesures appropriées pour que (...) le gouvernement de la Principauté ne tombe pas entre de mauvaises mains". Depuis plus rien. Est-il toujours souverain ? Chers amis, si vous passez à Seborga. menez l'enquête et ramenez-moi une vignette à l'effigie de Giorgio ler.

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Toussaint COPPOLANI
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