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Timbres Magazine
février   2018

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Numéro 197 - Février 2018 ÉDITORIAL : En bref
Le hors-serie Le dessous des timbres IV sortira en librairie le 9 février. Comme pour les éditions précédentes, toutes les régions du monde sont visitées et pour ~l France nous abordons la République de Montmartre, la série de 1945 dédiée aux villes martyres ainsi que les ballons Gravilliers du Siège de Paris. Concernant l'Europe, une large partie est consacrée à la Russie. A l'instar des Balkans évoqués dans le numero III, notre souhait est de vous apporter des repères sur les nombreuses émissions de ce pays dont l'histoire s'avère complexe. Sont également traités le no 1 ainsi que les postes locales (Zemstvos). Même objectif poursuivi avec l'article consacré aux républiques issues de la dislocation de l'URSS qui propose une bonne synthèse. Autres sujets européens : l'Islande et Rockall, un nom qui ne vous dira probablement rien mais dont l'histoire étonnante méritait d'être racontée. La Syrie, l'Irak et la Libye sont traités pour la zone Afrique-Proche-Orient. S'agissant des Amériques la guerre des timbres à Hispaniola et un excellent article de Michel Melot sur un classique méconnu du Pérou composent cette partie. Le chapitre Asie-Océanie est varie avec l’Inde, la Corée du Nord, les Maldives, le Cachemire, Guam, le Bangladesh ainsi qu'un panorama des émissions de timbres de l'Océanie. Il n'est en effet pas facile de s'y repérer à l'exception bien entendu des îles de la France d'Outre-mer. Le numéro s'achève avec une rétrospective du navire L'Astrolabe pour les régions polaires. Voici donc le sommaire quasi définitif, nous devons faire encore quelques arbitrages avant son impression. (...)
Le numéro daté mai sera donc le 200e et nous sommes déjà en train de préparer un numéro spécial. Il sera résolument différent du hors-série et une opportunité de revenir sur les grandes émissions, tout particulièrement de France et des anciennes colonies. Le sommaire n'étant pas définitivement arrêté, n'hésitez pas à me faire part rapidement de vos suggestions ou le cas échéant à nous adresser un article.
Dans une époque où bon nombre d'observateurs célèbrent le progrès, les nouvelles technologies et regardent le timbre comme un objet du passé, Le Monde rappelle opportunément que la société souffre de ces changements. L'auteur de l'article - Philippe Escande - cite qu'en revanche les promoteurs de ces grands bouleversements étaient ou sont conservateurs. Ainsi Steeve Jobs de répondre a un journaliste qui suppose que ses enfants doivent adorer l'iPad : "i1s ne l'ont jamais utilisé. A la maison, nous limitons l’usage de la technologie par nos enfants". Même discours chez Bill Gates (le fondateur de Microsoft) qui autrefois restreignait l'usage des écrans à sa fille et d'interdire le téléphone portable à ses enfants avant 14 ans. "Au coeur de la fabrique du progrès, dans la Silicon Valley, on s'inquiète désormais de ses ravages [l'addiction aux écrans et réseaux sociaux]. L'une des écoles les plus en vogue et les plus chères de San Francisco apprend aux enfants à construire des cabanes en bois et à écrire sur des notes repositionnables. Ces pionniers du secteur nous adressent ainsi un message : la société change trop vite". Dans quelques années, ils en reviendront aux vertus de la collection de timbres !
Michel Granger : "Toute idée surgit d'un croquis"
A l'occasion de la sortie du livre de Pierre Jullien consacré à l'oeuvre dessinée de Michel Granger, Dessiner la planète, dans la collection "La leçon de dessin " (Lemieux Editeur), l'artiste - graphiste, dessinateur, peintre et sculpteur explique, de son atelier de l'Est parisien qu'il occupe depuis 1985, les ressorts de son oeuvre.
Qui donc inventa l'émission conjointe ?
Avec plus d'une cinquantaine d'émissions conjointes paraissant chaque année, tous pays confondus, cette thématique intéresse de plus en plus les collectionneurs. De nouvelles questions émergent dans le même temps. Comme les règles de base qui permettent de définir une émission conjointe ont évolué au cours de ces dernières années et ont été adaptées aux nouveaux produits, les collectionneurs continuent à explorer les catalogues pour remonter le temps et essayer d'identifier des émissions qui à ce jour avaient été passées sous silence. Une chasse au trésor philatélique. Des découvertes récentes ont permis d'accorder un nouveau statut conjoint à d'anciennes séries de timbres, prouvant que le concept d'émission conjointe n'est pas vraiment récent. Les passionnés s'intéressent maintenant à confirmer l'identité de la toute première émission conjointe.
Claude Andréotto, l'amoureux de l'image
Pour conclure l'hommage rendu dans le numéro de décembre 2017 au graveur Claude Andréotto (1949-2017), voici l'inventaire exhaustif des créations philatéliques qu'il a signées pour l'étranger. C'est aussi l'occasion de présenter des documents inédits: des projets de timbres-poste qui n'ont jamais vu le jour.
Des épreuves déjà mises à l'épreuve
Un nouvel article sur les épreuves et les essais modernes des Territoires et anciennes colonies françaises est une suite logique à notre première étude sur les épreuves d'artistes du XXIe siècle afin de présenter des épreuves et les essais parus avant 1999, d'exposer leur beauté, d'expliquer la raison de leur réalisation et de clarifier la terminologie.
De Saint-Domingue à Haïti
Voyons comment notre colonie prospère Saint Domingue, dont l'économie est basée sur l'esclavage, devient en un siècle, le XVIIIe, l'Etat indépendant d'Haïti.
Les expositions philatéliques internationales en France avant la Seconde Guerre mondiale
Dans notre précédent numéro, nous évoquions les marques postales et les documents spécifiques aux Expositions Universelles de Paris. Ces créations originales, qui ravissent les collectionneurs au moment où la philatélie est en pleine expansion, sont suivies par d'autres, tout aussi prisées, voire plus. Les Expositions Universelles ont pris fin avec l'édition de 1900. Mais à l'orée de ce nouveau siècle vont être organisées des Expositions Philatéliques Internationales, qui auront l'avantage de se focaliser sur le timbre uniquement, contrairement aux Expositions Universelles, pour lesquelles la philatélie est finalement anecdotique. Et ces manifestations seront l'occasion d'éditer des pièces spécifiques, dont certaines sont aujourd'hui rares et très recherchées.
La génèse des RGR
Dans un précédent numéro nous avions vu que les essais pouvaient révéler bien des surprises et que les nouvelles machines RGR avaient rencontré des difficultés à leurs débuts. Nous retrouvons ici de nouveau les RGR avec l'histoire de leur conception et des choix qui ont été effectués à l'origine.
La découverte et l'exploration de l'Australie
Partons au fil des timbres dans les pas des premiers explorateurs qui ont longé les cotes de l'Australie et cartographié ces rivages : notamment le Hollandais Abel Tasman et l'Anglais James Cook...
Du bon emploi de l'O.R.
Il n'est pas question ici de celui de l'or des réserves de la banque de France, mais de l'un des plus petits cachets postaux que notre pays ait employés officiellement sur le courrier : la marque d'origine Rurale: O.R. dans un cercle
Vive les J.O. !
Paris, ville olympique en 2024! Cent ans après les Jeux de 1924, la décision nous est enfin favorable. Elle avait été maintes fois espérée, comme le rappelle cette question que Le Monde des philatélistes se posait en octobre 1986 en tête d'un article consacré au 2e Salon cartophile de la CNEP : Paris, ville olympique en 1992 ? Il n'en fut rien. Mais cette manifestation fut l'occasion d'une belle exposition cartophile sur l'Olympisme.
La chronique de Socrate : De petites îles méconnues
Je passe toujours du temps chaque semaine à jeter un oeil aux enveloppes que nous recevons. Un réflexe on ne peut plus naturel chez les philatélistes et ce n'est pas vous chers amis, qui me démentirez, que vous collectionniez ou non les timbres modernes. En janvier, nous avons reçu une lettre des Turks et Caïques. Je dois avouer que c'est la première fois que j'en ai une entre les mains. Peu de Français connaissent ces îles qui n'ont strictement rien à voir avec la Turquie comme le nom pourrait le laisser supposer. Une occasion d'évoquer rapidement ce territoire britannique d'outre-mer qui compte quelque 21 000 habitants.
Les Turks et Caïques sont deux archipels situés dans l'Atlantique, au nord de Saint-Domingue. Certains historiens pensent que Christophe Colomb les aurait abordés lors de son voyage historique en 1492. Une chose est certaine l'Espagnol Ponce de Leon y débarque en 1512. Bien que les Espagnols, les Anglais, et les Français aient visité ces îles le siècle suivant, il faut attendre la fin des années 1600 pour que des Bermudiens d'origine britannique développent la production de sel de mer. Autre activité alors en plein essor, la piraterie dans laquelle des Français s'illustrent. Avec la fin de la guerre d'indépendance américaine, des loyalistes britanniques s'installent aux Turks et Caïques et se lancent dans le coton, faisant venir à cette occasion des esclaves. Ils sont les ancêtres de la plupart des insulaires d'aujourd'hui.
Revendiquées tant par les Bermudes que les Bahamas, c'est finalement de la Jamaïque (relevant aussi de la Grande-Bretagne) qu'elles seront administrées de 1873 jusqu'à l'indépendance de ce pays en 1962. Les Bahamas prennent ensuite le relais jusqu'en 1973, ce qui est somme toute logique puisque les Turks et Caïques en faisaient partie avant 1848. Depuis, nos îles sont placées sous l'autorité d'un gouverneur britannique mais elles disposent d'une large autonomie interne avec la Constitution de 1976 puis celles de 2006 et 2012.
Avant 1867, les timbres de Jamaïque étaient utilisés puis apparaissent les timbres spécifiques aux Turks. Les trois premières valeurs bénéficient au total d'une cote de 280 euros en neuf, ce qui n'est pas excessif pour des classiques. S'agissant des émissions de 1873 et 1881, il faut en revanche disposer d'un portefeuille bien garni. La mention « Turks and Caicos islands » figure avec la série courante de 1900. La cote des neuf valeurs atteint 160 euros et 170 en oblitéré. Devenues une colonie en 1962, une émission « omnibus » comme disent nos amis britanniques voit le jour en 1963. Entre 1981 et 1985 des timbres des Turks et Caïques surchargés « CAICOS ISLANDS » apparaissent mais ces émissions sont sujettes à caution bien que référencées par les catalogues.
En 1985, une série célébrant le 30e anniversaire de Disneyland et Pirates des Caraïbes ne passe pas inaperçue. Sur un des timbres l'on voit trois pirates en prison, ce qui n'est guère étonnant vu le thème de l'émission. Malencontreusement celui-ci est mis en vente au moment même où trois membres du gouvernement viennent d'être arrêtés pour trafic de drogue. Autant dire que sur place, cela fit beaucoup rire l'opposition. Le hasard fait parfois bien les choses.
Dernière anecdote, ne soyez pas étonné en consultant un album des Turks et Caïques de voir à plusieurs reprises plusieurs timbres à l'effigie de John Glenn. Premier Américain à effectuer un vol orbital autour de la terre en 1962 (près de dix mois suivant celui du soviétique Youri Gagarine), l'astronaute amerrit au large de nos Îles.
C'est fou ce que l'on peut raconter à partir d'une simple enveloppe, à moins que je ne sois un incorrigible bavard.

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Toussaint COPPOLANI
Toussaint COPPOLANI

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