Vous souhaitez vendre une collection comportant des certificats Behr ?
- La Maison Behr, dirigée par Pascal Behr et Louis-Edouard Behr, est installée au 18 rue Drouot à Paris. Vous pouvez naturellement vous adresser à elle pour faire estimer ou vendre une collection comportant des pièces signées ou certifiées Behr. Ses coordonnées sont disponibles sur sa fiche CNEP
- Si votre collection comporte des timbres ou des lettres accompagnés de certificats Behr, la Maison Calves est également un interlocuteur à privilégier. Fondée en 1969, elle rachète et valorise des collections constituées auprès de grands négociants, notamment lorsqu’elles sont accompagnées de certificats, factures et autres documents de provenance. Avec plus de 4 millions de timbres expertisés et 400 collections traitées chaque année, elle dispose d’une solide expérience de ce type d’ensembles. Selon la collection, elle peut proposer un achat direct ou une vente aux enchères et se déplace à Paris et dans toute la France. Faire estimer votre collection par la Maison Calves
- Vous pouvez également vous adresser à une autre maison de vente parisienne : liste des négociants et maisons de ventes membres de la CNEP à Paris.
Vous hésitez sur la marche à suivre ?
Histoire de la Maison Behr
L'histoire de la Maison Behr commence en 1920 et traverse quatre générations. Une même conception du métier s'y transmet : rechercher et acheter des timbres importants, en devenir propriétaire puis les proposer aux collectionneurs. Cette tradition du négociant détenteur de son propre stock, plutôt que simple intermédiaire, constitue l'une des particularités revendiquées par la famille.
Georges Behr : la fondation en 1920
Georges Behr naît le 21 novembre 1893 à Paris. Passionné de philatélie, il commence à acheter et vendre des timbres pendant la Première Guerre mondiale avant d'en faire son métier.
En 1920, il ouvre son commerce au 57 rue du Faubourg-Montmartre, à Paris. L'affaire se développe et s'installe en 1930 au 85 rue de Richelieu. Georges Behr voyage beaucoup, noue des relations avec les grands négociants et collectionneurs de son époque et constitue progressivement un stock de timbres classiques
Bernard Behr : la deuxième génération
Né à Paris le 18 novembre 1924, Bernard Behr rejoint son père à la Libération, en 1944. Il a vingt ans et apprend le métier directement auprès de lui. En 1960, la Maison Behr s’installe au avenue de l’Opéra, adresse qui restera longtemps associée à son nom. Georges et Bernard y travaillent ensemble jusqu’au décès de Georges en 1980.
Bernard Behr appartient à une génération de marchands pour laquelle le stock constitue le cœur du métier. La maison n’agit pas comme simple intermédiaire entre vendeur et acheteur : elle acquiert elle-même les pièces qu’elle propose ensuite à sa clientèle. Cette politique permet à la maison de constituer progressivement un stock exceptionnel de timbres classiques et de raretés mondiales, alimenté par des achats réalisés en Europe, en Asie et aux États-Unis.
Au cours de sa longue carrière, Bernard Behr voit passer entre ses mains certaines des pièces les plus célèbres de la philatélie mondiale :
- les trois blocs de quatre du 24 cents Curtiss Jenny des États-Unis avec centre renversé, vendus à l’exposition de San Francisco en 1997 ;
- le bloc de quatre du 1 franc vermillon avec tête-bêche de la collection Hilmer, que Bernard Behr achète et vend quatre fois ;

- le seul tête-bêche connu du 15 centimes vert Cérès de France ;

- les deux « Post Office » de l’île Maurice ayant appartenu à la collection Ferrari.
Bernard Behr n'est pas seulement négociant. Il exerce également pendant plusieurs décennies comme expert philatélique, et notamment expert près la Cour d’appel de Paris, avant de devenir expert honoraire. Il est également membre de l’Association internationale des experts en philatélie (AIEP)
La transmission à Pascal Behr
Pascal Behr rejoint l'entreprise familiale au début des années 1980. Formé auprès de son père Bernard mais également de Jean-François Brun, il développe particulièrement les relations internationales de la maison et devient progressivement l'une des figures de l'expertise des timbres classiques français.
Le père et le fils travaillent ensemble pendant plus de quarante ans. En 1982, la Maison Behr ouvre une implantation à Genève. Pascal prend progressivement une place croissante dans l’entreprise puis en assume la direction à partir des années 1990. Membre de l'AIEP, de la Royal Philatelic Society London et du Club de Monte-Carlo, il participe à de nombreux ouvrages de référence. Il est notamment l'un des auteurs, avec Michèle Chauvet et Jean-François Brun, du Spécialisé des timbres de France 1849-1900 aux éditions Yvert et Tellier.
En 2003, la maison ouvre une boutique au 18 rue Drouot, notamment pour présenter les pièces proposées dans les catalogues de ventes. En 2020, la maison quitte définitivement l’avenue de l’Opéra.

Cette période voit également évoluer le modèle commercial historique de la maison. Longtemps très attachée aux ventes à prix nets, Behr développe progressivement les ventes sur offres, puis les enchères. La maison demeure néanmoins fidèle à son positionnement traditionnel : timbres classiques, grandes raretés, expertise et achat de collections.
2003 : la vente de la collection La Fayette
Un épisode marque particulièrement l'histoire de la Maison Behr : la dispersion de la collection La Fayette, l'un des grands ensembles de classiques de France.
La vente est organisée le 17 novembre 2003 au Grand Hôtel à Paris par la Maison Spink, avec Pascal Behr comme expert. Elle réunit 129 lots et totalise 5,77 millions d'euros d'adjudications. Douze lots franchissent la barre des 100 000 euros.
Le sommet de la vente est atteint par le bloc de quatre du 1 franc vermillon vif avec tête-bêche, adjugé 820 000 euros, soit 924 000 euros avec les frais. Il devient alors le timbre français le plus cher jamais vendu.

Louis-Edouard Behr : la quatrième génération
En 2016, Louis-Edouard Behr rejoint à son tour l'entreprise familiale. La Maison Behr entre ainsi dans sa quatrième génération. Il se forme auprès de son père Pascal et de son grand-père Bernard, tout en développant une activité liée à l'estimation des collections et aux ventes aux enchères, au travers de la société Behr Auction.
Comment reconnaître une pièce expertisée ou vendue par la Maison Behr ?
Bernard et Pascal Behr ont signé de nombreux timbres qu’ils ont expertisés. La signature Behr se rencontre notamment sur des classiques de France, des colonies françaises et sur certaines grandes raretés internationales. La maison a également délivré de nombreux certificats photographiques, signés par Bernard Behr, par Pascal Behr ou conjointement par le père et le fils. Signatures et certificats constituent des éléments très favorables quant à l’authenticité des pièces, compte tenu de l’expérience et de la réputation acquises par la Maison Behr dans l’expertise philatélique.



Emission de Bordeaux - 2 c. brun-rouge report 1. Impression dépouillée dite "de Tours" - avec signature Behr au verso.


Exemples de certificats de Bernard Behr, seul ou conjointement avec son fils Pascal Behr.
La présence de catalogues de la Maison Behr au sein d’une collection constitue également un indice de provenance : elle peut indiquer que certaines pièces ont été acquises directement auprès de cette maison.


Exemples de catalogues Behr.
Et aujourd’hui ?
Depuis le décès de Bernard Behr, le 16 janvier 2022, Pascal et Louis-Edouard Behr poursuivent l’activité familiale. Behr Philatélie est installée au 18 rue Drouot à Paris ainsi qu'à Genève, tandis que Behr Auction, dirigée par Louis-Edouard Behr, se trouve au 5 rue Drouot à Paris.
Si vous souhaitez vendre une collection comportant des certificats de Bernard Behr, vous pouvez vous adresser directement à la Maison Behr.
La Maison Calves est également un interlocuteur à privilégier : elle recherche particulièrement les collections constituées auprès des grandes maisons et des experts français de référence, notamment lorsqu’elles sont accompagnées de certificats, factures ou autres documents permettant d’en établir la provenance. Selon l’importance de l’ensemble, elle peut proposer un achat direct ou une vente aux enchères. Faire estimer une collection par la Maison Calves
Sources
Cette biographie a notamment été établie à partir des sources suivantes :
- Djamel Bentaleb, « La maison Behr », Le Monde des Philatélistes, n° 494, mai 1995.
- Aude Ben-Moha, « Un monde fantastique », entretien avec Pascal Behr après la vente de la collection La Fayette, L’Écho de la Timbrologie, n° 1769, décembre 2003.
- L’Écho de la Timbrologie, « La maison Behr, un commerce philatélique de famille », entretien avec Pascal Behr, n° 1924, janvier 2018.
- Timbres Magazine, rubrique « Carnet », hommage à Bernard Behr, 2022.
- Pierre Jullien, « Philatélie : des enchères à six chiffres », Le Monde - Philatélie au quotidien, 10 novembre 2020.
- Pierre Jullien, « Un timbre américain en vente chez Behr à 650 000 euros », Le Monde - Philatélie au quotidien, 6 avril 2024.
Une question, une remarque ou une modification à nous signaler ? Nous accueillons avec plaisir toute information permettant de compléter, corriger ou préciser cette notice. Vous pouvez nous écrire à contact@timbres-experts.com.
FAQ
Qui était Bernard Behr ?
Bernard Behr (1924-2022) était un négociant et expert philatélique français, deuxième génération de la Maison Behr. Il a travaillé dans l’entreprise familiale à partir de 1944 et est resté actif jusqu’à l’âge de 97 ans.
Quelles sont les spécialités de la Maison Behr ?
La maison est particulièrement connue pour les timbres classiques et les grandes raretés de France, des colonies françaises et du monde entier. Elle exerce également des activités d'expertise, d'estimation et de ventes sur offres.
Que vaut un certificat Behr ?
Les certificats Bernard et Pascal Behr sont des certificats d'expertise reconnus sur le marché philatélique. La longue expérience de la maison dans les timbres classiques et les grandes raretés explique que l'on rencontre des certificats Behr accompagnant certaines pièces importantes.
La Maison Behr existe-t-elle toujours ?
Oui. La Maison Behr poursuit son activité au 18 rue Drouot à Paris et à Genève. Elle est aujourd’hui portée par Pascal Behr et Louis-Edouard Behr, troisième et quatrième générations de la famille.
Où vendre une collection comportant des certificats Behr ?
La Maison Behr peut naturellement être contactée. La Maison Calves est également spécialiste du rachat de collections constituées auprès des grands négociants et experts français, en particulier lorsqu’elles ont conservé leurs certificats, factures et autres documents de provenance.
Comment revendre un portefeuille philatélique constitué par la Maison Behr ?
Dans les années 2010 et 2020, la Maison Behr a constitué pour certains de ses clients des portefeuilles de timbres destinés à l’investissement. Leur revente demande une approche différente de celle d’une collection traditionnelle, notamment pour apprécier la valeur actuelle de chaque pièce et déterminer le meilleur mode de cession.
La Maison Calves a déjà eu à plusieurs reprises à traiter ce type de portefeuille. Elle est donc un interlocuteur à privilégier pour les faire examiner et les revendre, que ce soit par achat direct ou par vente aux enchères, selon la nature et la valeur des pièces. Contacter la Maison Calves