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La Gazette des Absents (numéro 21)


N 21, Samedi 31 Décembre 1870

PARAIT
Les Mercredi et Samedi
à 10 h. du matin
D. JOUAUST, REDACTEUR
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LETTRE-JOURNAL
DE PARIS
Gazette des Absents

Prix : 15 centimes.
EN VENTE A PARIS
Rue Saint-Honoré, 338
et au bureau du Figaro
RUE ROSSINI, 3
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MERCREDI, 28 Décembre 1870. -- RAPPORTS MILITAIRES.27 décembre matin. L'ennemi vient de démasquer des batteries de siège contre les forts de l'est, de Noisy à Nogent, et contre le plateau d'Avron. A 11 heures le feu était très vif. Cette attaque pouvant être le prélude d'un bombardement général des forts, toutes les dispositions sont prises pour repousser les attaques et protéger les défenseurs. - 27 décembre soir. Les batteries ennemies sont au nombre de 12 : 3 au Raincy, 3 à Gagny, 3 à Noisy, 3 au pont de Gournay ; elles ont tiré sur les forts de Noisy, Rosny, Nogent, et sur le plateau d'Avron. Ce combat d'artillerie a duré jusqu'à 5 heures. Nos pertes s'élèvent à environ 8 tués et 50 blessés. L'ennemi a dû éprouver des pertes très sérieuses sur les points les plus à la portée du plateau.

- Le Pain. La mouture du blé se poursuit avec une grande activité. Environ 400 paires de meules ont été installées par l'Etat, et un grand nombre d'usiniers de banlieue viennet de mettre les leurs à la disposition du ministre du commerce. Il n'y a donc plus aucune raison de craindre que la farine ne suffise pas aux besoins de la consommation.- Depuis huit jours environ nous avons du pain un peu bis, et tout le monde s'accorde à le trouver beaucoup meilleur que le pain blanc qui faisait notre nourriture habituelle.

JEUDI, 29 décembre.- RAPPORT MILITAIRE: 28 décembre, 10 h. 30 matin. L'ennemi n'a pas recommencé avec la même force le bombardement des positions d'Avron ; mais son feu n'a pas cessé. Nos batteries de Bondy l'inquiètent beaucoup. - Hier le commandant Delclos, du 5e bataillon de la Seine, a fait sur le Bas-Meudon et le Val Fleury une forte reconnaissance, à la suite de laquelle l'ennemi a dû se retirer dans ses retranchements du Haut-Meudon : nous avons fait quelques prisonniers ; nous avons eu 2 tués et 6 blessés.

VENDREDI, 30 décembre. - RAPPORT MILITAIRE : 29 décembre, matin. L'ennemi ayant appuyé hier, par de nouvelles batteries, celles qu'il avait établies, la position du plateau est devenue intenable pour notre infanterie, ainsi que pour nos canons, moins puissants que les canons Krupp. En conséquence, les troupes ont dû quitter le plateau., et le gouverneur a fait rentrer l'artillerie en arrière des forts. La nouvelle phase dans laquelle entre le siège va modifier les conditions de la défense, mais sans nuire à ses moyens ni à son énergie.

RAPPORTS MILITAIRES : 29 décembre. Le feu de l'ennemi a redoublé sur les forts de Nogent, Rosny et Noisy ; il a été ouvert sur Bondy. Quelques coups de canon tirés de Choisy. - Près de Longboyau, petite attaque de l'ennemi, aussitôt repoussée. Les Prussiens se barricadent dans Chatou. Ils se fortifien aussi du côté de Saint-Germain, où ils ont fait sauter le pont de chemin de fer. Ils travaillent également à reconstruire le pont de bateaux de l'île de la Loge. Des rapports d'espions présentent l'ennemi comme décimé par des maladies de toutes sortes.

  - Le Bombardement. Il s'en faut de beaucoup que le bombardement, commencé depuis déjà trois jours, ait produit l'effet moral que les Prussiens en attendaient. La population l'accepte avec ce calme et ce courage qu'elle montre en présence de tous les événements. Il faut que l'ennemi se le tienne pour dit, rien n'est plus capable de nous intimider. Il se peut que l'aveugle fortune, soutenant jusqu'au bout la plus injuste des causes, livre un jour nos murs à l'ennemi, mais jamais elle ne lui livrera nos coeurs.

Le Premier Jour de l'An. - Encore une fête qui, comme son aînée dehuit jours, Noël, va passer inaperçue. Pas d'étrennes, pas de souhaits de bonne année. Au lieu du réveil salué par les enfants grimpant à l'assaut du lit, le réveil froid et solitaire de tous les jours. Au lieu du salon encombré de visiteurs, où grouillent pêle-mêle, marmots, polichinelles et dragées, la pièce triste et abandonnée, avec ses fauteuils qui tendent en vain leurs bras à des parents et à des amis absents. Au lieu de joyeux dîner de famille, le lugubre repas du restaurant, réservé d'ordinaire aux parias de la société. Dans les boutiques, quelques rares étalages ; de bonbons et de jouets, puisque nous n'avons plus nos enfants, puisqu'il a convenu à Sa Majesté très chrétienne de Berlin de nous changer nos fêtes en jours de tristesse et de deuil ? Ah! que nous apprenons bien aujourd'hui à exécrer ces trafiquants de chair humaine, ces mangeurs de peuples, comme les appelait déjà Homère, qui trouvent que le sacrifice de plusieurs centaines de mille hommes ne sont pas un prix trop élevé pour la satisfaction de leurs misérables rancunes et leurs honteuses convoitises territoriales. Puissent-ils avoir bientôt roulé en bas de leurs trônes, déjà chancelants, tous ceux qui disposent ainsi de la vie des peuples et du sort des nations, ou qui laissent sous leurs yeux s'accomplir de semblables forfaits! Tels sont les souhaits de nouvel an que, du fond du coeur, la population de Paris leur envoie.

CENT-CINQ JOURS DE SIEGE


Nous voilà au dernier jour de l'année et au 105e jour du siège. Jetons un rapide coup d'oeil sur les événements qui viennent de s'accomplir à Paris dans cette période de près de trois mois et demi. Les faits militaires occuperont la plus grande place dans cette courte revue : encore ne pourrons-nous que citer les plus importants.

Septembre, 18. C'est à dater de ce jour, que l'investissement a été complet. Le dernier train emportant des voyageurs est parti à 5 h. du soir dans la direction du Mans. Le même jour a été publié le décret sur la taxe des absents, décret sensiblement modifié ensuite dans son application. - 22. ANnonce du résultat de l'entrevue de Ferrières, dans laquelle M. Jules Favre avait tenté en vain d'arriver à conclure une suspension d'armes. - 23. Combat de Villejuif. Reprise des positions de Villejuif par nos



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Un grand merci à Philippe ROBY (Philatélie72) collectionneur passionné pour nous avoir transmis ces documents.


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Toussaint COPPOLANI
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